1. Le téléphone à la main
C’est à la fois la façon la plus et la moins pratique. La plus pratique car elle ne nécessite aucun changement d’habitude par rapport à l’usage classique d’un téléphone. La moins pratique car elle occupe physiquement et mentalement le conducteur. L’attention de ce dernier est donc « bridée » par le fait qu’il doive à la fois suivre la conversation (ce qui peut s’avérer parfois compliqué, heureusement pas tout le temps) et faire attention à ne pas se faire attraper !
Dans tous les cas, il s’agit de la façon la plus dangereuse.
Dangereux, oui, mais est-ce interdit ?
Un ancien article du code de la route stipule que « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent ».
Un nouveau texte apparu en 2003 dit que « l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit ». (35 € et -2 points sur le permis).
2. Le kit piéton
Ce kit est celui généralement fourni avec le téléphone. Il comporte une oreillette et un micro situé au niveau de la bouche.
A la base, ce kit est prévu pour être utilisé en mode « piéton », d’où son nom. Il est donc toléré en voiture.
Attention, dans le cas de certains téléphones de nouvelle génération, notamment ceux munis de lecteur de musique, le kit piéton fourni comporte deux oreillettes. Il est évidemment interdit d’utiliser les deux en même temps.
Si ces kits permettent de libérer un bras, ils peuvent s’avérer très dangereux lorsqu’ils sont mal utilisés. En effet, si le fil s’accroche au levier de vitesse ou, pire, au volant en plein braquage, ça pourrait provoquer une réaction de panique très dangereuse du conducteur. Aussi dangereuse qu’un mégot de cigarette qui lui échapperait en plein virage.
3. Le kit Bluetooth
Moins dangereux que le kit piéton, mais dangereux quand même.
Moins dangereux car il permet de librérer le bras du conducteur tout en évitant d’avoir un fil qui se balade de part et d’autre de son oreille. Ce qui permet de pouvoir poser son téléphone à l’écart, contrairement au kit piéton limité par la longueur du fil.
Cependant, même si un kit bluetooth exige moins de manipulation qu’un kit piéton, il reste dangereux car, comme pour la cigarette, si l’oreillette tombe, cela peut donner lieu à des réflexes malheureux de la part du conducteur.
4. Le kit « mains libres »
Un pleu plus honéreux que les les deux kits précédents, le kit « mains libres » à proprement parler consiste en un micro et un haut parleur fixés au tableau de bord ou au pare-soleil du véhicule.
Ils peuvent être reliés directement par câble au téléphone ou via bluetooth.
Ce type d’installation est fortement conseillé car présentant un avantage majeur en terme de sécurité : aucune action nécessaire de votre part.
En effet, en dehors du décrochage des appels ou de la composition du numéro qui sont des actions inévitables si l’on ne bénéficie pas d’options de commande vocale, le conducteur n’a besoin de réaliser aucune action qui pourrait interférer avec la conduite du véhicule.
5. L’installation intégrée
Choisie comme option lors de la commande du véhicule ou installée a posteriori par un professionnel, cette installation permet au conducteur de profiter pleinement du système audio du véhicule.
Ainsi, le nom du correspondant s’affichera au même titre que le nom des stations radio ou des pistes audio. L’autoradio ou la télécommande au volant pourraient éventuellement servir à utiliser le téléphone et éviter ainsi de composer directement les numéros au clavier.
Le conducteur ne sera pas obligé non plus de couper le volume de sa radio à chaque réception d’appel. Tout est géré automatiquement.
Dans cette configuration, le téléphone est soit relié en bluetooth ou posé sur une installation câblée prévue à cet effet.
Cette solution présente deux inconvénients majeurs :
- l’installation câblée est prévue pour une seule marque, voire un seul modèle, de téléphone.
- comme pour le kit mains libres, pour plus de confidentialité, il faudra penser à serrer à droite car tous les passagers partagent la communication avec le conducteur.
En dehors de ces deux points, il s’agit sans aucun doute du meilleur système. Le moins contraignant et le plus cher aussi.
A noter qu’il est le seul système autorisé dans certains pays comme l’Espagne : « le conducteur ne doit se servir ni de casque, ni d’oreillette, ni faire appel à ses mains pour téléphoner ».
Et vous alors, comment autoléphonez-vous ?



Moi j’utilise une oreillette filaire, ça me va très bien. Mais j’évite au maximum de téléphoner au volant. Je prends les appels pour répondre et j’écourte les conversations pour rappeler plus tard. Le danger est toujours là où on l’attend le moins.